Tout ce que la tradition finlandaise a mis des millénaires à construire, tout ce que la science nordique a progressivement documenté, est accessible ici, à 1550m au pied du Rocher du Glaisy.
En Finlande, il existe un mot qui n’a pas vraiment d’équivalent en français : sisu. Il désigne une forme de résilience intérieure, une capacité à tenir quand ça devient difficile. Et le sauna, là-bas, en est l’un des gardiens. Depuis dix mille ans, les Finlandais naissent dans le sauna, se lavent dans le sauna, prennent les décisions importantes dans le sauna. Aujourd’hui encore, le pays compte plus de trois millions de saunas pour cinq millions et demi d’habitants. Ce n’est pas un équipement, c’est une philosophie.
Le sauna traditionnel à bois est la forme la plus ancienne et la plus pure de cette pratique. Pas de thermostat électronique, pas de programmation numérique. Le feu, les pierres, l’eau et le temps. La chaleur monte lentement, s’installe dans le bois des murs, dans la pierre du poêle, dans l’air épais et enveloppant. Quand on verse de l’eau sur les pierres brûlantes (ce qu’on appelle löyly en finnois, un mot qui désigne à la fois la vapeur et l’âme), quelque chose se passe qui ne s’explique pas entièrement par la physique.
Vidian, cofondateur de Stüga, le sait mieux que quiconque. Guide de raquettes et traîneau à chiens en Laponie finlandaise, il a vécu et voyagé en Scandinavie, en Finlande, en Russie. Des cultures du froid où le sauna est aussi naturel que le feu dans l’âtre. C’est cet héritage-là qu’il a voulu planter en Tarentaise, au pied du Rocher du Glaisy.
Pour le cœur et la circulation. Une étude finlandaise publiée dans le JAMA Internal Medicine (Laukkanen et al., 2015) a suivi 2 315 hommes finlandais pendant vingt ans. Résultat : ceux qui utilisaient le sauna 4 à 7 fois par semaine réduisaient leur risque de mortalité cardiovasculaire de 50 % par rapport à ceux qui n’en faisaient qu’une fois. La chaleur intense provoque une vasodilatation, les vaisseaux sanguins s’élargissent, la circulation s’accélère, le cœur travaille de façon comparable à une marche modérée.
Pour l’esprit. La chaleur prolongée favorise la libération d’endorphines et réduit les niveaux de cortisol, l’hormone du stress. Des études scandinaves récentes explorent son rôle dans la prévention de la dépression et de l’anxiété, avec des résultats prometteurs, notamment en combinaison avec le contraste chaud-froid.
Je veux expérimenter le sauna et réserver un séjour chez Stüga